Interview : Young Ice’s Babe

Salut les amis ! Comme vous le savez, la Trousse à Culture, c’est la culture PAR et POUR les étudiants. Le 6 octobre nous avons eu la chance de rencontrer Young Ice’s Babe accompagné de son producteur et beatmaker Jayel Flex avant leur concert au Hublot. Deux mecs vraiment cool qui ont accepté de nous accorder une interview…


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Etudiant en psychologie à la fac de lettres de Nancy, Young Ice’s Babe, ou Y I B, nous vient d’Epinal et est originaire du Gabon. Jayel Flex, DJ Yel, ou Flex comme l’appelle son ami, arrive lui tout droit de Reims.

Young Ice’s Babe, comment as-tu trouvé ton nom ?

J’aime beaucoup Lil Wayne ; je ne sais pas si tu as entendu parler de son label Young Money ? J’aime bien la calligraphie, la façon dont ça s’écrit, et je cherchais un blase qui s’écrivait pareil, un peu pour les autographes ahah.

Sinon j’ai toujours été un Peter Pan. Young Ice’s Babe ça exprime une sorte de Peter Pan cristallisé dans un corps d’adulte.

Pourquoi t’as décidé de rapper en anglais plutôt qu’en français ?

J’ai toujours été influencé par la musique afro-américaine. Ca me vient plus facilement d’écrire en anglais, mes premiers textes étaient dans cette langue et puis je me suis habitué à composer comme ça.

Tu penses que ton flow passe mieux en anglais qu’en français ?

Même pas ! Apparemment c’est plus facile de passer d’un rap en anglais à un rap en français que l’inverse. D’après ce que je ressens quand j’envoie en français, je dirais que les deux langues sont presque équivalentes pour moi.

Tu peux me parler des messages que tu essayes de faire passer dans ta musique ?

A la base, j’étais un grand humaniste, qui voulait faire passer que des messages de paix, d’amour, de liberté et d’équilibre dans mes textes. Maintenant j’essaye aussi de faire passer des messages de fête, de chill, d’amour et de reconquête. Je fais aussi du story-telling : c’est une technique de rap qui consiste à raconter des histoires en se mettant dans la peau d’un personnage.

Ce soir tu te produis avec Jayel Flex. Comment vous avez été amenés à collaborer ?

Y I B / On est développeur d’un  projet, un extraterrestre, qui est au cœur de notre collaboration.

Flex / En fait Young Ice est aussi compositeur, il fait lui-même sa musique. On s’est rencontré via une communauté « Secret Beatmaker » il y a deux ans. Il avait écouté ma musique et il voulait qu’on fasse une collaboration; comme on n’habitait pas très loin (Nancy-Reims), je l’ai invité à venir et on a fait un morceau. On avait déjà fait un morceau à distance, je lui avais envoyé une instru et il avait enregistré chez lui. On avait un côté autonome, on arrivait à avancer même à distance. En se voyant en vrai on a composé d’autres morceaux, et puis on s’est dit que notre collaboration pouvait aller au-delà de la composition, on pouvait aussi faire des scènes ! C’est là où on a pensé à préparer un show, qui nous permettrait d’avoir plus d’impact qu’un MC seul.

On a eu la chance de pouvoir faire une résidence à la Cartonnerie, une salle de spectacles à Reims, qui nous a permis de commencer à développer un début projet à la scène. Avec l’aide d’un ingénieur du son et d’un ingénieur lumière, on a pu bien mixer nos productions. Ca nous a mis dans une bonne dynamique, Young Ice a trouvé des dates, il a été invité à pas mal de concerts, et puis on a continué sur cette voie.

YIB / On a également participé au dispositif Multipistes. Ca nous a permis de restructurer ce qu’on avait déjà fait, de prendre un peu plus d’aisance sur scène.

Flex / De nous lancer presque professionnellement en quelques sortes !

Y I B / Voilà, c’était une démarche de professionnalisation haha

Flex / Mais ce qu’il  nous manque vraiment pour être professionnels, c’est le temps. On ne trouve pas toujours le temps de se voir, de créer et développer ce qu’on a dans la tête. On a beaucoup de projets, mais on a aussi besoin de beaucoup de temps pour les développer.

Justement, ça se passe comment quand vous composez ?

Y I B / Ca dépend. Je t’avoue que Flex est un des meilleurs beatmaker que je connaisse, quand il m’envoie une production ou qu’il a un bon feeling sur une production, je suis presque obligé d’y adhérer, il est super convaincant ! Donc en général ça se passe comme ça : à chaque fois que je vais à Reims, j’ai toujours une petite surprise, quelques petites production rien que pour moi. Je les écoute, et quand j’ai un bon kiff sur certaines, j’écris directement. Après on passe à l’enregistrement si on a le temps et le matériel pour.

Flex / C’est vrai que pendant une bonne année j’ai proposé un certain nombre de prods qui pouvaient coller à son projet.

…un projet tu dis ?

Haha… En ce moment, on fait vraiment des concerts pour s’amuser, avec des sons qui envoient pour faire bouger la foule. Ca nous permet vraiment de prendre nos marques, de voir ce qu’on est capables de donner sur scène, et de voir ce qu’on pourrait tirer de ces scènes là pour développer un nouveau show…

En avril, tu as sorti un clip « Mindstates » avec NuitBlanche Production. Ce n’est pas le premier clip que tu réalises avec eux, tu peux nous en dire plus ?

Y I B / C’est une super équipe de production avec laquelle j’ai eu l’occasion de travailler quand j’étais à Epinal. C’est l’une des prods avec lesquelles j’ai enregistré mes premiers titres. On a tourné le clip de Mindstates il y a quelques mois, pourtant c’est un son qui a déjà 3 ans, ce n’est pas le genre de chose qu’on a l’habitude d’entendre aujourd’hui. C’est aussi  un des titres phares de mon EP Mindstates.

De nouveaux titres en préparation ?

Y I B / On prépare avec Flex un EP de 8 titres pour 2017, il aura une ambiance vraiment très posée. D’ailleurs on va l’appeler « Poseidon » comme le dieu des flots, parce que c’est un EP assez riche en flow, avec pas mal de productions de Flex et quelques unes de moi. Ca va être un peu ma grande sortie au public en tant que producteur. Il a déjà été enregistré, ça s’est fait un peu à droite et à gauche, en fonction du feeling, on n’a pas de studio prédéfini.

Flex / Et là c’est moi qui lâche l’info, Young Ice prépare un autre EP, tout seul…

Y I B / Yes, mais il y aura sûrement un featuring avec Flex dessus ! Il va s’appeler « Mood », ce sera un peu la suite de Mindstates. Il y aura 14 titres, dont certains qui sonnent très moderne et qu’on entend actuellement aux Etats-Unis.

Flex / Pour cet EP il avait préparé une panoplie de sons qu’il m’a fait écouter, il n’en a gardé que les balles pour pouvoir proposer l’EP le plus qualitatif possible et pouvoir continuer à monter…

En parlant de monter, tu as déjà fait plein de choses. Je pense au tremplin du Printemps de Bourges…

Y I B / Exact ! J’ai fait aussi le Buzz Booster, un tremplin national, je ne suis pas allé très loin mais c’était une bonne expérience. Le tremplin qui m’a le plus porté était vraiment le Printemps de Bourges, dans le sens où je suis allé jusqu’au bout de l’accompagnement.

Ces tremplins sont une bonne occasion de se faire connaître, ça te donne aussi une certaine expérience de la scène. Tu commences à en avoir pas mal d’ailleurs ?

Y I B / Yes ! On a fait le Jardin du Michel cette année, c’était ma plus grosse expérience de la scène.

Flex / C’était la plus lourde expérience en effet ! Surtout que je suis arrivé en retard, à deux minutes du début du show… En fait, je suis arrivée par la mauvaise entrée et tout était bloqué, j’ai dû faire tout le tour du festival pour réussir à rentrer. Les mecs s’apprêtaient à lancer le son, j’ai branché tout mon matériel en speed, on n’a pas fait de balance et on a commencé à jouer. On était vraiment stressé, mais on a réussi à convertir ça en bonne énergie et on avait la rage ce jour- là ! En plus c’était super impressionnant, le chapiteau était rempli, il y avait encore une vague de gens autour qui s’approchaient pour nous écouter, on n’en revenait pas !

Si je te demande ton meilleur souvenir de scène, c’est probablement celui-ci alors ?

Y I B / Oui je pense. Mais il y avait aussi la Cartonnerie, c’était la première scène qu’on a fait. Je ne m’y attendais pas, c’était comme un coup-monté tellement c’était beau ! Je me suis dit « dans la vie tu fais pas tous les jours des trucs aussi beaux ».

Flex / C’était au tout début de notre collaboration, on avait fait la première partie de Joke. Je bossais à la Cartonnerie à l’époque, j’y faisais des ateliers de MAO. Ils nous ont offert 2 jours de résidence pour pré-régler le son, et ensuite le finaliser dans la grande salle avec les lumières etc…

Et ce soir, comment tu sens le show ?

Y I B / Ca sonne bien dans la salle, je pense que ça va être terrible, comme d’habitude ! En plus on a quelques nouvelles surprises…

Vous pouvez le suivre sur sa page Facebook.

Vous pouvez aussi télécharger ses sons gratuitement et légalement (il insiste !) sur les plateformes : Soundcloud et Bandcamp.

Et l’avis de la Trousse ?

Young Ice’s Babe, un artiste prometteur qui ne demande qu’à être découvert ! On a juste envie de s’asseoir autour d’un verre avec lui et de partager sa passion.  Ne manquez pas non plus d’aller le voir sur scène !

La Trousse à Culture remercie les Nancy Jazz Pulsations, Young Ice’s Babe et Fayel Flex pour avoir répondu à ses questions, Mariane pour son accueil, Mickael Grangé pour la photo et le Hublot.

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CONCERT – BIRDY NAM NAM (FR) / HAMMER HEADS TOUR + DOGG MASTER (FR)

Jeudi 28 Janvier 2016 – 20H00 – L’AUTRE CANAL

Electro

birdy nam nam portrait

Paris, Mardi 7 Juillet 2015. De Paris à Osaka, de Moscou à Miami, en première partie de Skrillex ou en tête d’affiche du Main Square, les BIRDY NAM NAM donnent depuis 15 ans à grands coups de vinyles, de scratchs, de Trans-Boulogne Express, d’Abbesses ou Wild for the Night.

C’est en passant à Los Angeles, où la folie est une norme que le trio original s’est nourri de sea, sex & sun et ça transpire dans les nouveaux morceaux. Donc pas besoin de discours surfait et nul besoin de se triturer la tête, le maître mot cette fois, c’est DANCE OR DIE ! Ca tombe bien, c’est le titre du nouvel album.

Et en guise de conclusion, les 3 djs enterrent une partie de leur passé. Le savoir-faire, l’artisanat à la française, la qualité du travail bien fait, c’est eux qui l’ont initié et adviennent que pourra des vieux brontosaures de la musique business.

Le trio partagera désormais sa musique librement, gratuitement à tous ces supporters…

Birdy nam nam
PRODUCTION LABEL LN

CARTE LAC : PREVENTE 24€ / PORTE 27€
PREVENTE 27€ / PORTE 30€

 

Plus d’informations & réservation

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Concert étudiant – Nino Rota – Salle Poirel

CONCERT ETUDIANT – MERCREDI 13 JANVIER 2016 A 20H30 – SALLE POIREL

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Direction musicale : Giuseppe Grazioli

Orchestre symphonique et lyrique de Nancy

L’Opéra national de Lorraine vous propose cette saison un concert autour de l’œuvre du compositeur et chef d’orchestre italien Nino Rota, rendu célèbre pour ses compositions de musique de films, notamment de Fellini ou encore du Parrain de Coppola.

Ce concert est exclusivement réservé aux étudiants. Entrée libre le soir du concert ou possibilité de retirer des places au guichet de l’Opéra ou de la salle Poirel à partir du mardi 8 décembre 2015. Quatre places maximum par personne.

Pour plus d’information, rendez-vous sur le site de l’Opéra national de Lorraine

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CONCERT – WINTER CAMP FESTIVAL : WILLIS EARL BEAL (USA) + EAST INDIA YOUTH (UK) + JÚNÍUS MEYVANT (ISL)

MARDI 8 DÉCEMBRE 2015 – 20H30 – L’AUTRE CANAL

Pop / folk/ soul

concert 8 décembre autre canal

CONCERT GRATUIT POUR LES ADHERENTS

DECOUVREZ LE TEASER DE LA SOIREE EN VIDEO.

« Le hobo céleste de Chicago WILLIS EARL BEAL a bouleversé le monde de la black music avec Acousmatic Sorcery et surtout avec son deuxième album Nobody Knows publié en 2013. Après Experiments in Time l’été dernier, l’artiste annonce son retour avec la sortie de Nocturnes le 28 août sur le label Tender Loving Empire. Chanteur illuminé de blues, de soul, de rock, de folk déglinguée ou de gospel, dessinateur, poète écorché, Willis Earl Beal fuit les lumières et brouille les pistes à chaque projet. Autoproclamé « Super Unknown », l’artiste se réinvente ici avec des ballades minimalistes à la beauté surréelle. » (FIP Radio)

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Dans son premier album Total strife forever, William Doyle, aka EAST INDIA YOUTH, assemble pop joviale et techno de Détroit et enrobe le tout de musique contemporaine. Les Inrocks le décrivent comme « l’un des jeunes talents les plus sophistiqués de l’electro-pop de chambrette », le Guardian parle d’un début réussi pour un artiste qui sait exactement ce qu’il fait, qualifiant son talent d’« idiosyncratique ».

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JÚNÍUS MEYVANT, de son vrai nom Unnar Gisli Sigurmundsson, est né dans les îles Vestmann, en Islande. Agé d’à peine 20 ans, Unnar tombe par hasard sur une vieille guitare dans la maison de ses parents et commence à jouer quelques accords. Il apprivoise la bête sauvage qui vit en lui et développe un goût pour l’écriture. Depuis Júníus Meyvant crée une pop folk un peu freaky, riche et nuancée. En 2014 il sort avec succès son premier single « Color Decay ».

JÚNÍUS MEYVANT

TARIFS :

CARTE LAC : GRATUIT
NORMAL : PREVENTE 15€ / PORTE 18€

Plus d’information et réservation ici

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CONCERT – FAKEAR (FR) + DOUCHKA (FR) + M.A BEAT ! (FR) – L’AUTRE CANAL

JEUDI 12 NOVEMBRE – 20H30 – L’AUTRE CANAL

CONCERT ELECTRO

FAKEAR, beatmaker originaire de Caen, puise son inspiration dans des sonorités héritées des musiques du monde et dans le répertoire des grands labels emblématiques comme Future Classic ou Ninja Tune. Il a su créer à partir de multiples influences un univers singulier dans lequel s’épanouit une musique électronique lumineuse et puissante, envoûtante et rythmée. Ses premières créations ont été remarquées aux TransMusicales de Rennes en 2013 et son premier EP Sauvage paru sur Nowadays Records a révélé une grâce indicible dans la manière d’assembler les beats. Sur scène, Fakear manie ses machines – contrôleurs MPD, ordinateur et batterie électronique – dans une gestuelle frénétique, transformant sa musique en transe hallucinée.

Fakear

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CONCERT – LA MASSE HYSTÉRIQUE – ESPACE JEAN JAURES

VENDREDI 6 NOVEMBRE – 20 H – ESPACE JEAN JAURES TOMBLAINE

TREMPLIN

Pour la seconde fois, «La Masse Hystérique» lance son tremplin musical. L’association « La Masse Hystérique » organise depuis 2012 un festival à Nancy, regroupant des groupes, majoritairement lorrains, indépendants professionnels ou en voie de professionnalisation.

Après un appel à candidature lancé fin août et plus de 60 candidatures reçues, 5 groupes ont été sélectionnés pour se produire sur scène dans des conditions professionnelles devant un jury de professionnel.

Ainsi on retrouvera sur la scène de l’espace Jean Jaurès ce soir la les groupes :

Math’K (chanson)

The Jackals (rock)

The Psychotic Monks (rock psyché)

Joli Falzar (chanson festive)

Emiss’R de Paix (hiphop)

Evol (folk)

A l’issue de cette soirée plusieurs prix seront remis à ces six formations : programmation sur la 5ème édition du festival de l’association (La Masse Hystérique fait son festival #5 – 22 et 23 avril 2016), programmation sur le Rop’n’Roll festival, une captation vidéo. Le public pourra également voter pour son groupe «coup de coeur» afin de lui donner l’occasion de jouer sur un showcase qui aura lieu courant 2016.

ENTREE GRATUITE

Pour plus d’informations ici !

CONCERT – EMJI (FR) + GRIBZ (FR) – L’AUTRE CANAL

JEUDI 29 OCTOBRE –  20H30 – L’AUTRE CANAL

Après un long moment d’absence la Trousse à Culture revient avec une nouvelle équipe pour vous présenter Emji, une jeune femme attirée par la lumière de la scène.

« Durant le lycée, Emji garde secrètement son rêve en tête uniquement trahie par sa chevelure qui en rougit davantage. Direction Paris et le conservatoire Léo Délibe à Clichy où Emji apprend le chant lyrique. Une nouvelle corde à son arc qui dévoile les aigus surprenants de sa voix soprano !

Le destin de la désormais jeune femme embrasse ainsi Paris, ses concerts dans les bars, les caves de salles de concert d’un soir, les open mics où l’on se bouscule et les soirées d’association où l’on joue gratuitement, pour se faire connaître, pour se faire entendre, voir et écouter.

Forcément, cela se sait, le feu se propage, Emji intègre le collectif d’artistes rouge-rouge N3 et multiplie les concerts autogérés devant un public grandissant, ébloui et charmé.

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Et elle vit, depuis, un véritable conte de fées. Elle remporte la finale de « Nouvelle star » avec des prestations audacieuses (« Bachelorette », « Hallelujah ») et un titre inédit, « Toboggan ».

Aujourd’hui vous pouvez désormais écouter son premier album chez Polydor (Universal) ».

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La première partie sera assurée par GRIBZ.

CARTE LAC : PREVENTE 17€ / PORTE 20€

NORMAL : PREVENTE 20€ / PORTE 23€

Plus d’information et réservation : http://www.lautrecanalnancy.fr/EMJI-Fr

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